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...............Chapitre I :
....... Les femmes dans le rock

...............Chapitre II :
....... La revolte Riot Grrrl

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....... Et maintenant... ?

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RIOT GRRRL - REBEL GIRL
THE COMPLETE STORY

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Dans les années 90 naquit le "Punk" féminin, le mouvement fut annoncé sous le nom de "Riot Grrrl". Trop souvent sous estimée dans le milieu du rock ou tout simplement dans le monde en général. Elles se révoltées pour montrer qu'elle n'étaient pas qu'une paire de seins ou de fesses.
Comme disait Tony Montana: "Celui qui commande, c'est celui qui a des couilles!"
Et elles allaient nous prouver qu'elles en avaient autant que n'importe quel mec…

 

  1. I. Les femmes dans le rock


Depuis les débuts du Rock, rares sont les femmes à s'être maintenu dans le temps ou à avoir gravée leur nom dans les mémoires.
A part quelques rares exceptions (Janis Joplin, Patti Smith, Nina Hagen, Lydia Lunch ou bien encore Joan Jett).
Il faut bien l'avouer le "Rock" est un milieu macho où la femme est un "second rôle" jugé sur plutôt sur sa plastique que surson talent musical.
Que ce soit dans le milieu même de par les musiciens, producteurs, festivals, maisons de disque… ou à l'extérieur du point de vue des fans, télévision, etc…

En 2004, le "Rock" "fêtait" ces 50 ans, les grandes Rock Star ne sont toujours que des hommes et quand on demande de trouver une femme.
C'est souvent la même réponse qui revient : Janis Joplin.


On se souvient naturellement de Janis Joplin dans les années 70, Blueswoman qui chantait comme une noire.
Celle qui fut élue "l'homme le plus laid de l'université d'Austin" mais aussi celle qui vendit plus d'un million d'album avec "Cheap Thrills" dès la première semaine.
Avec des succès comme les reprises de "Summertime" et "Piece Of My Heart" ou bien encore "Cry Baby", "Mercedes Benz" et "Me And Bobby McGee".
Qui succomba à une overdose le 04 octobre 1970…

Janis a "débuté" en 1967.

N'y avait-il rien avant?

Bien sur que si, mais qui se souvient des Shangri-Las ou des Ronettes (produit par Phil Spector) et beaucoup d'autres dans le début des années 60.
Très peu de gens, ces groupes de Pop/Rock entièrement féminin n'ont peut être pas su se libérer et s'épanouir dans la musique sans l'aide d'un ou plusieurs hommes…
Prendre leur liberté...


En 1975 débarque Patti Smith avec son album "Horses", fan de Rimbaud, la poétesse mélange "New York Punk" (Television, Ramones, New York Dolls …) et poésie dans ses chansons à l'instar de "Gloria".
Elle sera très active jusqu'à la fin des années 70 dans un style plus "Rock 'n' Roll" en distillant de nombreuses et très belles chansons comme "Ask The Angels", "Because The Night", "Free money" ou "Beneath The Southern Cross".

Patti n'a pas cessé de chanter et de composer mais se consacrera plus profondément, à l'instar d'un Jim Morrison, dans la poésie.


En Angleterre, les femmes vont tenter d'entrer par l'orifice défoncé par les "Punk" par The Clash ou les Sex Pistols entre autres.
Comme Siouxsie And The Banshees, mené par Siouxsie Sioux et créé avec les membres du fan club des Sex Pistols (Sid Vicious y a fait des apparitions en tant que batteur).
Apres un album "Scream" en 1978 aux consonances assez punk, le groupe évoluera vers une musique post-punk dans une ambiance plus froide comme a pu le faire Joy Division à cet époque.
Siouxsie créera un side-project The Creatures en 1981 avec des sonorités proches des Banshees.

Il y eu aussi notamment les Slits, groupe féminin, fondé en 1976 par la chanteuse Ari-Up âgée de 14 ans à l'époque.
Evoluant elles aussi dans un trip post-punk.
Les Raincoats, premier groupe de post-punk entièrement féminin, fondé en 78 sort 4 albums et un Ep de 1980 à 1984, quatre bons albums oubliés par le temps dont le premier éponyme "The Raincoats".
Nirvana redonnera ses lettres de noblesse au groupe en le mentionnant dans un de ses albums,
10 ans après son splitt, Les Raincoats se reformeront pour tourner en U.K et aux U.S.A avec ce même Nirvana...

Deux ans plus tard, en 1996, sortira l'album "Looking in the Shadows", le fruit de cette reformation.

Sans oublier X-Ray Spex, menée par Poly Styrène à la fin des années 70.
Véritable brûlot British Punk, le groupe emmenée par son Hymne "Oh Bondage, Up Yours!" sort son unique album en novembre 1978 "Germ Free Adolescent" avec 16 titres pour 45 minutes.

Poly Styrène entamera une carrière solo en 1981, lorgnant vers le post-punk comme ses consoeurs.


Dans les autres pays des groupes émergèrent aussi:

En Suisse, avec Liliput, fondé en 1978 sous le nom de Kleenex elles seront obligées de changer de nom car le nom Kleenex est une marque déposée.
Devenu Liliput elles sortiront un LP en 1982 "Liliput".
En 1993, une compilation de 43 titres "Kleenex/Lilliput" verra le jour sur Off Course Record, rééditée depuis sur le label Kill Rock Stars.

En France aussi, avec les Stinky Toys mené par la chanteuse Elli Medeiros (actrice et chanteuse Franco-uruguayenne).
Un des rares groupes Punk français, ils feront les premiers festivals Londonien avec des groupes comme The Clash et Sex Pistols.
De courte durée, de 77 à 79, le groupe se scindera
Elli
préférant continuer en duo avec Jacno, le guitariste du groupe.


Malgré cette vague "Punk / Post Punk".
Certaines choisissent d'autres voies,

Le Hard Rock de Girlschool, ce groupe Anglais créé en 1978 sortira "Demolition" en 1980 et enchaînera en faisant la première partie de Motörhead puis par réaliser un EP "The St. Valentines Day Massacre" en collaboration avec ce même groupe.
En 1983, les membres de Slade produiront leur quatrième album "Play Dirty".

Elles se sépareront après leur 8ième album "Take a Bite".

Sur la côte Ouest Américaine en Californie, les Runaways, (le groupe de Joan Jett, Lita Ford et Cherie Currie pour ne citer qu'elles) né en 1975.
Elles sont alors âgées d'une moyenne d'age de 15 ans, Lita Ford "la doyenne" était dans 17ième année...
Produisant un Hard Rock teinté de Glam Rock (Gary Glitter, New York Dolls).
Le Quintet sort un éponyme "The Runaways" (76) puis "Queens Of Noise" (77).
Le groupe jouit d'une bonne renommée et se produit dans le monde entier.
Les ambitions solo de chacune conduiront le groupe a splitté en 1979.

Par la suite Joan Jett, en solo puis avec les Blackhearts, sortira "I Love Rock 'n' Roll" des oubliettes poussiéreuses et deviendra la première femme de l'histoire à être N°1 dans les Charts.
Elle sera l'une des "Godmother" (avec Kim Gordon) du Mouvement "Riot Grrrl" dans les années 90 en aidant quelques uns de ces groupes (comme les L7 ou Bikini Kill).


La fin des années 70 vit l'avènement de deux grandes dames du Rock au charisme déroutant...

Tout d'abord Nina Hagen, chanteuse Allemande, née à Berlin Est en 1955.
Ayant d'abord étudié le chant classique durant sa jeunesse, elle émigrera à Londres vers la fin de l'année 76.

Côtoyant le "Punk" Londoniens à travers les Sex Pistols et les Slits.
Nina fonde le Nina Hagen Band et sort son premier LP éponyme "Nina Hagen Band"
Puis vient les très bons "Unbehagen" (80) (et son titre "African Reggae") et "Nunsexmonkrock" en 1982
Nina Hagen fera, elle aussi une reprise de "My Way" dans la même période que Sid Vicious.

Nina ne cessera de faire évoluer sa musique avec le temps, ne cessant de repousser ses limites tel un Iggy Pop.
Elle est une figure incontournable du "Rock" en Allemagne, aussi connu pour sa musique que pour son sens de la provoc'.

Et puis aussi Lydia Lunch icône "No-Wave",
Personnalité pluri-artistique (Musique, Littérature, Cinéma ou la Photographie).
Lydia touche à tout et de manière remarquable.
Elle débuta dans le mythique groupe, "No-Wave/Noise", Teenage Jesus And The Jerks.
Formé en 77, à la guitare et au "Cri", Lydia âgée de 16 ans à New York lance ce groupe qui faisait des shows déroutant de 10 à 15 minutes.

Le groupe ne sortira pas d'album (LP) et ne sera présent "musicalement" que sur une compil' "No New York" réalisé par Brian Eno.
Séparé en 1979,
"Everything" sortira en 1995, regroupant les quelques enregistrements vestiges.

Peu à peu, les Filles désertent les scènes mais c'est surtout dû à cette vague "Disco" qui prend son essor dans les années 80.

 

  1. II. La révolte "Riot Grrrl"


En 1986, le petit groupe éphémère nommé "Sugar Baby Doll" (appelé au départ Sugar Babylon) était le prémisse de ce qu'allait devenir la scène "Riot Grrrl".
Composé de Jennifer Finch, Kat Bjelland et Courtney Love.

Ces trois membres donneront vie par la suite à trois entités fortes du Mouvement "Riot Grrrl" (L7, Babes in Toyland et Hole).

Ce fut aussi le début du "look" Kinderwhore (robes de poupées, maquillages trashy, rouge à lèvres barbouillé, cheveux décolorés…).
Fleuretant sur le thème "femme/enfant", ambiguïté entre sexe et enfance...
Kat et Courtney vont populariser ce style dans les années qui allaient suivre avec l'avènement des "Riot Grrrl" sur le devant de la scène.

Le groupe se sépare, la cohabitation de ces trois caractères forts dans un même groupe n'était pas viable.

Jennifer Finch
rejoint un groupe débutant, L7, à Los Angeles.
Composé alors de Suzi Gardner, Donita Sparks et Roy Koutsky, remplacé après le premier album par "Dee" Plakas.
Ces quatre la sortiront un album éponyme "L7" en 1988 avec le titre "Mrs. 45".

Pendant ce temps, Kat Bjelland lance un nouveau projet Babes in Toyland avec, dans un premier temps, toujours Courtney Love mais ça ne durera pas non plus et elle quittera de nouveau ce groupe.

Miss Love
décide de fonder son propre groupe, la rencontre avec Eric Erlandson sera le point de départ de la formation de Hole en 1989.

A cet instant même, le terme de "Riot Grrrl" n'existe pas encore.

Il faut nous rendre du coté de Washington, DC et à Olympia pour avoir un début d'explication.

Quelques groupes ont vu le jour à travers des fanzines et autres manifestations "Anti-Sexiste".

Des filles comme Tobi Vail, Kathleen Hanna, Molly Neuman ou Corin Tucker décident d'utiliser tous les moyens pour faire passer leurs messages et revendications contre le sexisme, le racisme ou l'homophobie entre autres.
De là, vont naître des groupes comme Bikini Kill, Bratmobile ou Heavens to Betsy pour les plus illustres.

Le terme "Riot Grrrl" vient, à l'origine, d'une lettre reçue par Molly Neuman (Bratmobile) d'une amie journaliste.
Contenant la phrase "We need to start a girl riot"
La touche finale sera apporter par Tobi Vail de Bikini Kill qui employait souvent le terme "Angry Grrrl"

Le résultat donnera le "Riot Grrrl" désormais connu.

Bikini Kill lance son premier "Cri" dans la foule avec leur cassette démo "Revolution Girl Style Now!" début 1991

Alors que Hole produit son "Pretty On The Inside" fin 1991.
Le début de l'explosion "Riot Grrrl" aux yeux du monde entier n'est pas loin… Puisqu'en 92 avec la sortie d'album comme "Fontanelle" ou "Bricks Are Heavy"
Babes in Toyland et les L7 se retrouvent au premier plan!

Avec autant de pavés dans la marre, les "Riot Grrrls" ne pouvait pas passer inaperçue.
Elles grignotent les Etats-Unis et l'Angleterre, n'oublions pas Huggy Bear, sortant notamment un split avec Bikini Kill cette même année.

La vague Grunge déferle sur le monde entier, les "Riot Grrrls" vont surfer dessus!

En 1993, le groupe Babes in Toyland devient le premier groupe féminin à devenir tête d'affiche d'un gros festival:
Celui de Lollapalooza (Festival Alternatif) au coté d'Alice in Chains ou Dinosaur Jr. Suivi les années suivantes par L7 et Hole (respectivement en 1994 et 95)

Le succès grandissant à travers des albums comme "Live Throught This", "Hungry For Stink" ou "Jerk of All Trades".
Certaines personnes peu scrupuleuses allaient exploiter le filon.
Le "Girl Power" allait être détourné au profit de groupe comme les Spice Girls.

Les "Riot Grrrls" vont prendre du recul par rapport au média de masse…
Dont elles n'ont pas vraiment besoin.

 

  1. III. Et maintenant... ?


Même si Bikini Kill, Babes in Toyland, L7 ou Hole font partie du passé, d'autres groupes ont pris la relève!
Quelques unes ont formées de nouvelles entités (Katastrophy Wife, Le Tigre ou Sleater-Kinney) ou continue en solo (Courtney Love, Donita Sparks...).
D'autres se reforment comme Bratmobile pour tourner au coté de groupe de la nouvelle génération (The Donnas).

 
Partout dans le monde des filles osent créer des groupes.
X-Syndicate en France, The Distillers et sa Leadeuse Australienne, Hang On The Box et son Punk Rock Chinois...

Le "Rock Féminin" a encore un bel avenir devant lui et "la relève" n'a pas à rougir face à la comparaison envers ses aînées...

 

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